Agriculture
bessenay

Bessenay a toujours été un pays essentiellement agricole produisant bétail, vins, céréales et fruits.
Vers 1800, les producteurs allaient vendre leurs fruits (Cerises, abricots, poires, pommes, noix, châtaignes, etc...) à Lyon au marché sur le quai de l'Archevêché.

bessenayVers 1850, Bessenay était aussi producteur de vin. Les vignes occupaient près de 250 hectares. Chaque ferme était équipée pour la vinification (cuve, pressoir, fûts). Du fait du morcellement des terrains, de l'irrégularité des récoltes, du phylloxera qui détruisit le vignoble et malgré le droit à l'appellation contrôlée, le vignoble Bessenois de nos jours se limite à quelques hectares.

Vers 1880 les cerises de la région s'expédient déjà vers Paris, via Lyon.

Jusqu'en 1920, les producteurs de la région vont vendre leurs fruits à Lyon avec des chars et des charrettes à chevaux. Ensuite, les véhicules automobiles se généralisent, les fruits sont collectés par des transporteurs et vendus à la commission au marché du quai Saint Antoine.

Vers 1938, le marché aux cerises est créé à et la production du " bigarreau " s'est fortement développée. Les producteurs se sont groupés en syndicat pour défendre et faire mieux connaître leur produit.

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La cerise
L'origine de la cerise est peu précise. On sait qu'à l'âge de pierre on consommait déjà ce fruit. La cerise fait toutefois son entrée en Europe grâce au consul romain Lucius Lucullus. C'est lui qui annexa en l'an 73 avant Jésus Christ au nom de l'Empire Romain d'Asie Mineure (la Turquie actuelle). En plus de la gloire, il en ramena un nouvel arbuste : le cerisier.

De Rome à la Gaule, il ne fallut que quelques décennies pour que celui-ci s'acclimate dans nos régions.
Il faut remonter jusqu'en 1872 pour trouver les traces du père de la cerise française : Léonard BURLAT. Cultivateur et arboriculteur du Rhône, il découvre dans le quartier de Gerland alors peu urbanisé, un cerisier portant des fruits. Il en fera des greffons et créera ainsi le "hâtif burlat". Celui-ci connaitra ses lettres de noblesse en 1937, quand son auteur sera qualifié d'inventeur de la meilleure variété française.
C'est ainsi que le Rhône au 21ème siècle est le troisième département français producteur de cerises, avec un tonnage variant autour de 8000 tonnes.

Sur une surface de 400 hectares environ, dans un micro climat alternant côteaux et vallons, variant de 300 à 700 m d'altitude, le calendrier de production est particulièrement étendu.

Dans nos campagnes on peut voir évoluer de la fin Mai à la fin Juillet les ramasseurs sur leur curieuse et typique échelle nommée "Echaras". Un grand nombre de variétés sont cultivées, des cerises traditionnelles comme la Burlat (la première), la Stark, l'Hedelfingen jusqu'à la Fertard et la Staccato (les dernières de la saison).

Dès 1993, en partenariat avec les expéditeurs, les producteurs ont créé une association professionnelle, CALIFRUITS pour harmoniser production et commercialisation, en fonction des attentes de chaque client.
Pour répondre au marché en terme de garantie de qualité, cette association professionnelle a défini une charte concernant la brillance, la couleur, la fermeté, la rigueur sanitaire de la cerise de Bessenay et a créé sa propre marque : La Sublim de Bessenay.