Bessenay au fil du temps
bessenay

Bessenay en latin Bessenacus vient certainement du celte = bosch (bois) et nay (habitation ou pays).

Le village est situé au milieu de la vallée de la Brévenne qui coule à l'ouest du sud au nord sur la rive gauche, donc avec une très bonne exposition. Nous sommes seulement à 30 kms de Lyon. La vallée est la voie la plus utilisée pour relier Lyon avec le centre du pays, le Massif Central, puis l'océan (la voie romaine dite voie d'aquitaine venant de Feurs passait par la Giraudière, Courzieu, Malleval, St Bonnet le Froid et replongeait sur Lyon).

L'origine du pays remonte à la nuit des temps. Ni des celtes ou des romains qui occupaient la région, il ne reste de vestiges (il y a un dolmen à St Bonnet le Froid auprès duquel les légions romaines érigèrent un autel dédié à Mercure). Un acqueduc souterrain recueillait les eaux de la haute vallée et les emmenait au camp romain de Tassin.

Après, les romains, les Burgondes occupèrent la région, puis les Sarrazins vers 731 ravagèrent la vallée de la Brévenne et les villages qui la peuplaient. L'Arbresle dut soutenir un siège très dur et on prétend que le château de Chamousset fut un des derniers lieux occupés par les arabes. En 934, notre pays eut à souffrir des ravages causés par les Hongrois qui saccagèrent tout sur leur passage ainsi que les terres de l'Abbaye de Savigny dont dépendait la paroisse de Bessenay.

En date du 6 mai 889, le cartuaire de Savigny mentionne le village de Bessenay et pendant longtemps nous dépendrons de cette Abbaye. A cette même époque, Bessenay fut aussi le chef lieu d'une justice seigneuriale dont le seigneur résidait au château du Mas.

Jusqu'à la révolution, Bessenay fit partie de l'archiprêtrie de Courzieu. La révolution amena la suppression de la justice seigneuriale et Bessenay devint commune. Le notaire Antoine Berger y fut le premier maire en 1790. Cette année-là, Bessenay devint même canton avec les communes de Brullioles, Brussieu, Montrottier, St Julien sur Bibost, Longessaigne et Villechenève. En 1801, le canton fut supprimé et ces communes furent rattachées aux cantons de St Laurent de Chamousset et de L'Arbresle.
 
 
 
Quelques personnalités
Jacques CŒUR, grand argentier du roi Charles, découvre, vers 1444, les mines argentifères de Charfetain Le Vernay Pampailly sur la rive droite de la rivière du Cosne sur les communes de Brussieu-Brullioles- Bessenay. On peut y voir encore des galeries.

Marcel ROUX, artiste graveur sur métaux (cuivre), est né à Bessenay le 11 septembre 1878 de Joseph ROUX artiste comique et de Stéphanie Jeanne, son épouse. Il travaille avec des maîtres graveurs lyonnais : Joseph Brunier, Joannès Drevet, Paul Borel. Ses œuvres sont mystiques avec des dispositions morbides. Après avoir contracté un ulcère à l'estomac, il ne peut plus graver à l'eau forte et s'oriente vers la gravure sur bois. Il réalise aussi des cartons pour vitraux de la cathédrale de Chartres. Il s'éteint tout près de cette ville le 19 janvier 1922.

Les Frères JUSSIEU
La famille de Jussieu, originaire du hameau du même nom, à Bessenay, s'est aussi établie à Montrottier et Saint-Julien-sur-Bibost.
Chez les De Jussieu la botanique est une histoire de passion, de cœur et surtout de famille. La fibre végétale se transmet de génération en génération. Au XVII ème siècle, trois frères Antoine, Bernard et Joseph de Jussieu tous diplômés de médecine découvrent une discipline scientifique encore peu exploitée à l'époque: la botanique.
Antoine est le premier à s'enflammer pour ce domaine. Il constitue un herbier des espèces végétales de Normandie et de Bretagne, se faisant remarquer au passage par Guy Fagon, médecin attitré du roi Louis XIV. Par cette rencontre, Antoine De Jussieu décroche le poste de professeur du roi en 1709. Ce poste sera également occupé par son frère Bernard en 1722.

http://bessenaysonhistoire.weebly.com/

 
 
 
Industries et Soieries
Vers 1800 à 1850, apparurent les premiers métiers à tisser la soie à Bessenay.
Vers 1865, on en comptait environ 400 disséminés dans toute la campagne.
Après la dernière guerre, seuls quelques ateliers particuliers et une petite usine existaient.
Récemment, l'usine de tissage GIRARD fonctionnait encore avec des métiers ultra -modernes et employait une quarantaine de personnes. Elle a cessé son activité en 1996.
Depuis la guerre, les Ets CHAMBE dont l'activité était le commerce de grains, plants, engrais, avaient créé et développé une usine de fabrication d'aliments du bétail. Une flotte de camions appartenant à la société approvisionnait les grains et les matières premières nécessaires à la fabrication. Les aliments étaient conditionnés dans l'usine. Les camions livraient les produits finis aux élevages de la région. Cette entreprise a cessé son activité en 2005.
 
 
 
Les monuments
st-ireneeEglise Saint Irénée
La vieille Église, malgré les embellissements qu'elle avait reçus, était devenue, avec l'accroissement de la population, tout à fait insuffisante. II avait déjà été question d'une construction sous l'administration de M Bourge, Curé en 1831.
En 1849, M. l'abbé Romain Chavalard, devenu Curé de Bessenay lut devant le Conseil de Fabrique le rapport motivé qui devait être transmis au Conseil Municipal. Le Conseil municipal, cette fois bien inspiré, signa une délibération où il reconnaissait l'urgence d'une nouvelle construction, laissant à la Fabrique le soin de collecter les ressources nécessaires à la réalisation du projet.
M. BOSSAN, architecte de Notre- Dame de Fourvière, fut chargé de dresser le plan de la nouvelle Église et les travaux furent dirigés par l'architecte BRESSON.
La pose et la bénédiction de la première pierre de l'Église, par le Grand Vicaire, eurent lieu le 1er juin 1855.
Les travaux étaient achevés fin 1858.
La construction du clocher, commencé en 1862, s'est terminée en 1863.

Chapelle de Ripan
Œuvre de l'architecte Pierre BOSSAN (1814-1888) concepteur de la Basilique de Fourvière à Lyon.

chapelle Ripan

La Chapelle est située sur un éperon rocheux.
Sa construction débuta en 1872 par une souscription lancée par l'Abbé BLANC auprès de la population.
La chapelle fut bénie le 12 Octobre 1873 ce dernier.
La chapelle de Ripan est dédiée à Notre-Dame du Prompt Secours à la mémoire des enfants de Bessenay disparus pendant la guerre de 1870 sous le règne de Napoléon III.
Les vitraux ont été fabriqués par le maître verrier Augustin THIERRY et placés entre 1877 et 1879.
Chapelle Néo-Gothique, construite en pierre et moellons de la carrière de Glay (St Germain sur l'Arbresle) sur des fondations en calcaire de Bully.

Château du Mas

chateau du Mas

C'est une maison forte du XVe siècle, autrefois siège de la basse et moyenne justice des environs, qui dépendait de l'abbaye de Savigny.
 
 
 
Le Blason

 

blasons
  Celui d'autrefois date des années 1880.        L'actuel blason date de 1991.

 

bessenaySignification de l'actuel blason
Trois ronds rouges pour la culture de la cerise
Fond vert pour l'agriculture
Le toit jaune pour la protection d'une maison fortifiée, la chapelle de Ripan

Définition
" De sinople au chevron d'or accompagné en pointe d'une chapelle du même, au chef d'or chargé de trois tourteaux de gueules ".

Signification
De sinople = agriculture - couleur verte.
Chevron d'or = maison forte siège de justice (Château du Mas) Chapelle = Ripan
Tourteaux de gueule : culture de la cerise